lundi 27 avril 2015

Qui vient ? une Serial Fileuse .....


Serial Fileuse  est une fileuse installée à Rochefort en Charente-Maritime.


Stéphanie, qu'est-ce qui t'a donné l'envie de filer  et comment l'aventure a-t-elle commencé ?
J’ai toujours beaucoup bricolé, cousu, brodé, et il y a longtemps je tricotais aussi. Il y a quelques années j’ai eu de nouveau envie de tricoter et quand j’ai vu l’offre de fils dans les magasins traditionnels, je me suis dit « mais c’est pas possible cette pauvreté de choix, tout n’est que synthétique ! » Je me suis demandée s’il était possible de fabriquer ses propres fils, j’ai cherché sur Internet, j’ai trouvé le « Forum du filage », j’ai dévoré tous « les fils » de discussions et j’ai commencé à m’équiper.. Depuis, je n’ai plus arrêté, jusqu’à la création de la boutique.


Quelles fibres files-tu ? Quelles sont tes préférées ?

Je file principalement des fibres naturelles animales (mouton, chèvre angora, lapin angora, alpaga…). J’aime glisser dans les mélanges un peu de fibres végétales qui n’ont pas du tout le même rendu ni au visuel ni au toucher pour créer des textures et des effets.
Ma fibre préférée que j’aime d’amour c’est l’alpaga. J’aime sa douceur, son tombé, sa densité. J’aime aussi infiniment la soie, son craquant (sous les doigts), sa brillance et son odeur si particulière.

Peux-tu nous décrire les différentes étapes du filage ?
Et bien je crois que chaque fileuse a un peu ses rituels pour filer, moi je sépare les nappes en rubans, et puis j’étire mes fibres pour qu’elles soient plus faciles à filer. J’aime savoir que j’ai du temps devant moi pour filer. Je m’installe rarement pour filer pendant 5 minutes et quand je commence un filage, j’aime bien aller jusqu’au bout assez rapidement (pour ne pas perdre le fil !)

Comment valorises-tu ton filage et d'ailleurs as-tu envie de le valoriser ? Que proposes-tu à la vente ?
J’aime tricoter ce que j’ai filé, et les gens sont assez surpris quand je leur dit que j’ai fabriqué le fil moi-même… Ils ne s’imaginent pas qu’on puisse avoir ce genre d’activité…
Je propose à la vente des filés mains, des tresses teintes et des nappes cardées. Pour l’instant je n’ai pas d’objet fini mais peut-être que j’en proposerai à l’occasion.

Pratiques-tu la vente directe, à l'occasion de salons, via internet ou bien revends-tu ta production à des intermédiaires ? Où peut-on trouver tes produits ?
J’ai créé ma boutique en octobre 2014, c’est donc une activité vraiment très récente encore que je développe essentiellement sur Internet pour l’instant.  Je n’ai pas encore fait de salon et Le Lot et la Laine sera mon premier !
L’adresse de ma boutique en ligne est : http://serialfileuse.bigcartel.com/ mais on peut aussi me contacter par mon blog ainsi que sur Facebook pour acheter mes produits ou pour parler aussi tout simplement ! J

T'adresses-tu avant tout aux tricoteurs ou bien cherches-tu à toucher un plus large public afin de lui faire découvrir ton filage?  Que vas-tu nous proposer au festival du Lot et la Laine et quels sont tes souhaits pour ce festival ?

Mes produits sont destinés aux fileuses, feutrières, tricoteuses, crocheteuses et tisserands, et à tous ceux qui sont curieux des matières naturelles et de la fantaisie, ainsi que les artistes du fil, freeformeurs et autres.
Pour faire découvrir mon filage à un plus large public, il faudrait que je propose des objets finis et ce n’est pas encore le cas pour l’instant, ce qui ne veut pas dire que je ne le ferai jamais…


Au festival, je vais proposer mes produits habituels, des tresses teintes, des fils et des nappes cardées, j’espère faire connaître un peu plus ma boutique et aussi partager un bon moment avec le public et les autres exposants.



  
 

Qui vient : douceur et finesse de filage avec Nid de Vigogne


Comme lors des deux précédentes éditions du Lot et la Laine, Ambre la sympathique et talentueuse personne qui se cache derrière le blog et la boutique « Nid de Vigogne », sera présente cette année encore pour notre plus grand plaisir.



Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, peux tu nous dire qu'elle amoureuse du fil et de la laine es-tu ?

Je suis avant tout une passionnée tranquille du fil. Lors de mes débuts en tricot j'ai passé énormément de temps à faire dans un premier temps, puis à défaire pour refaire car il y avait une erreur. Aujourd'hui c'est plus apaisé.
Mon aventure avec le fil, a commencé avec la couture, puis petit à petit je suis venue au tricot. Mon premier projet a été une écharpe pour mon amoureux, puis de fils en aiguille j'ai voulu maîtriser mes projets de A à Z. Je me suis donc mise au filage depuis 4 ans.
Maintenant je file et tricote plus que je ne couds.

En 2011, tu achètes ton rouet lors de la première édition du festival. En 2013, tu crées ton entreprise et tu exposes tes merveilles lors de la deuxième édition. Que nous présenteras tu cette année ?

En 2011, j'ai découvert par hasard le festival et je venais juste de commencer à filer au fuseau.
En 2013, j'avais amené des châles et de la fibre sur mon stand.
Depuis la dernière édition, j'ai créé, en association avec deux artisans locaux, des fuseaux que j'avais notamment exposés à Felletin en 2014.
Cette année pour le lot et la laine, je présenterai normalement deux lignes de fuseaux :
    une avec une artiste céramiste qui crée de magnifiques fusaïoles et expose aussi : Marlène
    une avec un artisan qui travaille le bois avec pas mal d'imagination.
Ils ont tous les 2 été très curieux de cet univers, et patients ! et je leur apporte ma connaissance sur le filage, le maniement des fuseaux et leurs différentes caractéristiques.
Et puis j'ai continué à progresser dans le cardage des fibres à filer, mais j'ai conservé la volonté de m'approvisionner le plus possible auprès des élevages nationaux qui sont d'excellente qualité. Sans oublier bien sur mes fibres préférées l'alpaga et le suri. On a vraiment la chance d'avoir d'excellents élevages en France, c'est donc tout naturellement qu'on en retrouve souvent dans mes mélanges.

Photo issu du blog d’AMBRE :



Tu animeras un stage le samedi matin sur le maniement du fuseau, plutôt pour des personnes qui filent déjà avec et qui souhaiteraient progresser. Peux tu nous en dire plus sur ton histoire avec le fuseau et ce stage ?

Je file aussi bien sur le rouet que sur le fuseau, mais pour moi le fuseau est un fantastique outil nomade. Et puis il faut avouer que c'est beaucoup moins impressionnant de voir un fuseau qu'un rouet et je ne parle pas de la place que prend un rouet à la maison ou dans la voiture quand on part en vacances....Mais il faut avouer que filer au fuseau c'est bien moins rapide que le rouet. La contre-partie c'est que le fil que l'on obtient avec un fuseau, on n'a pas la même histoire avec.
Ce sont en général mes fils chouchous. De ceux que je fait juste pour le plaisir, pour certains projets particuliers et bien sur pour moi uniquement.
J'ai donc eu envie de partager tout ça au festival. Montrer qu'avec un fuseau on peut faire les mêmes choses qu'un rouet, ça prend juste un peu plus de temps, et comme pour le rouet il faut juste apprendre les bons gestes pour avoir un super rendu sur son fil.
Par contre, attention, je n'utiliserai qu'un fuseau suspendu, je suis admirative des personnes qui filent avec des fuseaux supportés, mais je n'y arrive pas.
Le stage coûte une vingtaine d'euros, il y aura un cours le samedi matin, et un le dimanche matin. Je fournis un peu de fibres, et je peux prêter le fuseau. 


Comme en 2013, tu proposeras cette année encore un KAL mystère? Peux tu éclairer notre lanterne ?

Un KAL mystère est un projet qui se tricote à plusieurs en même temps et où l'on ne sait pas à quoi va ressembler notre projet au final. Toutes les semaines, le créateur du projet distille ses indices et ses instructions de tricot pour préserver le mystère. On sait à quoi ressemblera le projet que lorsqu'on reçoit le dernier indice. Cela implique un certain rythme, pour les tricoteur(e)s, mais aussi pour les instructions de tricot sinon on s’ennuie...
Et c'est bien mon dilemme, du coup le châle cette année ne sera pas totalement mystère.
Je devais choisir entre deux projets de patrons que j'ai imaginé. J'ai choisi celui qui me plaît le plus pour ce KAL. Il sera épuré, aérien et japonisant comme j'aime. Mais la contre partie, c'est que je ne peux pas assurer des indices aussi stimulants que j'aurais aimé pour un KAL mystère.
Ce sera donc un KAL. On tricotera ensemble un même projet en attendant le Festival, et lorsque le KAL ouvrira, les participant(e)s recevront un patron en une seule partie mais il n'y aura pas de photo de châle fini pour préserver un peu du mystère.
Tout ce que je peux dire, c'est que ce sera un grand châle puisqu'il nécessite environ 1000 m de fil.
Techniquement, il est assez abordable, si vous avez déjà tricoté le célèbre Ishbel d'Ysolda vous y arriverez. Il pourrait même être intéressant pour quelqu'un qui débute car il apprendra sûrement de nouvelles techniques.

Plus d'info dans le groupe Ravelry "leLotetlalaine", sujet "SKAL", ou ici.

Enfin, comme pour le Gobemouche, ce châle portera ma signature !!!!



Quels sont tes projets pour la suite, l'après festival ?

Le lot et la laine et Felletin, sont mes deux gros rendez-vous de l'année, donc après ces rendez-vous, j'ai très envie de profiter du fil et de la laine pour moi. Je dois bien avoir pour un an de projet filage et /ou tricot et c'est sans compter tous ceux que j'oublie.
Mais c'est vrai que j'ai envie de continuer à progresser, à apprendre dans cet univers, pourquoi pas apprendre à tourner le bois, à broder....
Cet été je vais prendre des cours avec India Flint pour tout connaître (ou presque) sur l'écoprint. Qui sait, peut être que je passerai à la teinture naturelle pour mes fibres.
J'ai envie de continuer à explorer l'univers de la fibre au fil sans pour autant abandonner l'univers du tricot, mais je serai assez tentée d'essayer de filer des fibres pour faire de la broderie. Après tout mes préférences en filage vont aux fils dentelle et fingering, même si pour certaines commandes j'aime aussi filer d'autres types de fils plus fantaisies ou créatifs.

Mais surtout, j'ai envie de continuer d'apprendre et pour cela rien ne vaut le contact avec mes clients et le retour qu'ils me font sur mon travail. Et puis cela me touche toujours beaucoup leur avis ... alors vivement le plaisir de vous rencontrer au festival !





lundi 13 avril 2015

Qui vient : le jardin des plantes à couleurs


Patricia Sauvant (Le jardin des Plantes à Couleurs) est teinturière.

Comment avez-vous acquis ces techniques de teintures végétales ? : 

Je me suis formée en pratiquant diverses techniques et ateliers: aussi bien la peinture sur soie, le batik, sur bois, la poterie, le dessin pour en venir et rester principalement au tissu qui est une matière souple et vivante que l'on peut travailler de diverses façons. 

J’ai découvert le batik, technique africaine et indonésienne d’impression des étoffes avec Brigitte Marcelin. En 2001, c’est la rencontre avec Michel Garcia, maître teinturier, et fondateur du Jardin Conservatoire des Plantes Tinctoriales à Lauris, qui a définitivement orienté mon activité. 




Depuis 2003, je me consacre à la teinture végétale. Je cultive quelques plantes et pratique la cueillette raisonnée. 

Quelles sont vos créations favorites et vos activités ? :
Je teins des tissus et des fils sur commande, organise des stages et des ateliers créatifs. Les teintures de la laine, de la soie et des fibres végétales, les étapes du mordançage, les décoctions de plantes, de racines, de bois, suivant la saison, donnent un travail particulier et unique.

Je peux proposer les stages suivants :
  • Initiation et perfectionnement sur une ou deux journées à travers plusieurs thématiques comme les étapes du mordançage, les décoctions de plantes, les nuances conjuguées (dégradés, ...) et les bains de plantes.
  • Fabrication d'encres puis dessins sur papier, teinture sur tissus, fabrication d'objets teints... Une demi journée où chacun peut pratiquer une activité manuelle et artistique en lien avec le monde végétale, une façon différente de se sensibiliser à l'écologie. »
Vous pouvez aussi consulter mon site internet. Mon atelier se situe dans le département du Puy-de-Dome.

Heureuse de participer au festival !? :
C'est ma première participation au Festival "Le Lot et la Laine", j'en attends bien sur de me faire connaître et surtout de rencontrer des personnes, d'échanger avec les visiteurs et les créateurs cette passion du textile.
Sur mon stand je proposerai des laines à tricoter, à filer, à coudre et à feutrer...et toutes mes créations à base de teintures végétales ! A bientôt !

Qui vient : la Nippe Caméléone avec ses drôles de doudous !


Cécile qu'est-ce qui t'a donné l'envie de créer à l'aide de textiles recyclés et comment l'aventure a-t-elle commencé ?

Je fais de la couture et de la broderie depuis toute petite. Au Laos, où j’ai vécu 10 ans, j’avais usé certains de mes vêtements jusqu’à la corde. Je n‘avais pourtant guère envie de me débarrasser de ces habits doux, décolorés par le soleil et porteurs d’une partie de mes aventures. Je les ai transformés en paysage, les jambes de pantalon ont servi de base aux tableaux, les jupes colorées et chemises imprimées ont été découpées pour faire les motifs.
Quels tissus-utilises-tu ? Quels sont tes préférés ? Où te les procures-tu ?

Aujourd’hui en France, je continue  à transformer les vieux vêtements car les placards et les friperies débordent d’habits inutilisés. Je réalise de grands personnages en volume.



Je préfère les matériaux en matière naturelle : coton, lin et laine. Mais je transforme aussi toute sorte de matière car je travaille avec les vêtements que l’on me donne. C’est stimulant pour l’imagination de valoriser des matériaux et des couleurs que l’on n’aurait pas choisi soi-même ; ainsi, des blouses en synthétique deviennent méduses ou abat-jour, des soutiens gorges rembourrés : des parachutes ou des bouches de grenouille…
 
Peux-tu nous décrire les différentes étapes de la création ?


Mes grands personnages naissent souvent d’une idée, d’une émotion. Dans mon imaginaire, cela se matérialise par un personnage avec une allure, une dégaine particulière. Parfois je le dessine, parfois non. Je regroupe ensuite les matériaux pour le réaliser. J’ai souvent une idée de l’harmonie des couleurs du personnage. Aussi, je choisis les vêtements en fonction de cette harmonie. Ensuite je les découpe directement, sans faire de patron. La couture se fait à la main et à la machine selon les pièces à assembler. Parfois j’intègre des armatures en fer ou en bois pour obtenir la tenue voulue.

Comment valorises-tes créations et d'ailleurs as-tu envie de les valoriser ? Que proposes-tu à la vente ? Organises-tu des stages ?
Ces grands personnages, les Nippéléons, jaillis de mon imaginaire, peuvent se mettre en scène dans des expositions pour partager un savoir faire, des rêves et des trouvailles sur le cycle de vie des vêtements. Ainsi ils sont loués par des médiathèques et des centres culturels. Diverses mallettes pédagogiques agrémentent ces expositions.
Les Nippéléons me servent de support, de faire-valoir, pour proposer des activités en lien avec le recyclage des vêtements : stage pour fabriquer des petits objets (bestioles, fleurs, bijoux,..) stage pour réaliser ses accessoires de conteurs (personnages, tablier..). Je propose aussi des animations pour la réalisation d’œuvres collectives (fresque en tissu, tapis de conte, grands personnages). 




Pour découvrir ses astuces et créer des bestioles et personnages à partir de vieux vêtements, rendez-vous au festival :

  -> Atelier enfant (dès 6 ans, ou ceux qui ont une âme d'enfant ...) 

Création d'un petit doudou : 7€ (10-15 cm) 
Création d'un grand doudou : 12€ (30cm)
  • Samedi 14h-16h
  • Dimanche 14h-16h
Inscription recommandée sur lelotetlalaine@gmail.com ou sur Ravelry.

mercredi 8 avril 2015

Qui vient : Palaluna, un grain de folie ... made in Lot !


Palaluna, qui es-tu ?
Je suis Fabienne alias Palaluna. J'habite dans le Lot sur la commune d'Espère.
Mon nom de créatrice m'est venu comme ça . Il est entré dans ma tête et hop je suis devenue Palaluna.

On a la Palalunitude chez les Choubilaines (adeptes de la laine Palaluna ) ....
En fait j'aime inventer de tout : les mots , la création. Je suis un chouilla zinzin !!!

Comment as-tu vécu la précédente édition ?
Pour mon premier plongeon dans le grand bain j'avais mis mes brassards mais oublié la crème solaire ... J'ai cuit hihi.
Je me suis mis une pression folle mais au final j'ai adoré. Le seul point pas glop c'est que j'étais un peu toute seule. Cette année j'ai demandé d'être à côté de copines pour mieux papoter et partager.

Qu'est-ce qu'on retrouvera cette année et qu'est-ce qui aura changé ?
Sur mon stand vous trouverez mes teintures of course, des nappes et rubans à filer ainsi que des filés mains, des patrons Palaluna.
Et aussi des surprises hihi. Enfin il faut d'abord que je trouve le temps de faire des crash tests mais c'est dans ma to do list nouveautés.
Cette fois-ci comme j'ai moins la pression je me sens mieux et donc j'ai vraiment envie de faire un joli stand.

 
Qu'est-ce qui te plait le plus dans le monde du filage ? La teinture, le cardage ? Créer des fils fous ou sage ?
Dans le filage tout me passionne . De la toison brute à laver en passant par la teintures, le choix des fibres etc, ... mélanger des couleurs improbables .
J'aime réfléchir à des nouvelles façon de filer . Puis découvrir ensuite le rendu une fois tricoté.
En fait toutes les étapes sont une découverte, on ne s'ennuie jamais.


Quel est ton parcours ? Qu'est-ce qui un jour t'a poussé à mettre les pieds sur un rouet et les mains sur une cardeuse ?
Mon parcours est un peu atypique : J'ai passé un bac art plastique à Cahors puis je suis partie sur Blagnac pour faire une prépa pour passer les concours Educateur Jeunes Enfants.
Mais en parallèle dans ma petite chambre, au foyer jeune travailleur, je faisais de la couture, des colliers en perles, beaucoup de pâte fimo, des petits animaux et je glanais les livres de loisirs créatifs. 

Concours ratés, je suis revenue sur Cahors puis j'ai trouvé un emploi dans une usine de microsoudure pendant 6 ans. Quand j'ai perdu mon emploi, j'ai recommencé par la couture puis j'ai voulu tricoter ... Une catastrophe donc je suis passée par le tricotin géant manuel et là une révélation ! 
Je suis alors retournée aux aiguilles et cela n'a été que du bonheur.
 
Un jour, en 2011, pour l'anniversaire de ma maman j'ai vu qu’il y avait un festival sur la laine à Cuzals. Nous nous y sommes rendues et j'ai passée une journée extraordinaire !
J'y ai fait la connaissance de Dominique Montel, étoiles filantes et laines filées , elle m'a mis sur son rouet et là ... la révélation ultime. Je suis rentrée chez moi j'ai commandé mon premier rouet .... J'ai fait toutes les démarches pour ouvrir mon entreprise . Depuis je patouille je teinte, je crée mes modèles tricots : j'ai pleins d'idées et d'envies.

En parlant de rouet, parles-nous un peu de ton matériel. Qu'est-ce que tu as, qu'est-ce que tu rêves, est-ce que tu leurs as donné des noms ?
J'ai deux rouets : un Joy, mon minus, et mon gros bébé que j'amène partout  : un country deuxième génération, c'est mon chouchou je fais tout avec.
 
Quand tu patouilles, tu utilises quelle type de teinture  ?
Pour les teintures j'utilise selon mes envies de la teinture pour soie Dupont ou des poudres Ashford.


Et si tu devais jusqu'à la fin de tes jours ne filer qu'une matière et qu'une couleur... ce serait ?
Ouh là dur dur de choisir...j'aime tout. Toutes les matières, monochrome ou bariolé... impossible de faire un choix car le filage est déjà un exercice tellement varié, avec des possibilités infinies.

Et mon travail reflète ce que j'ai dans ma tête ... Et dans ma tête on peut dire qu'il y'a déjà trop de choses !

Où peut-on découvrir ton travail et se procurer tes créations ?  
On peut me retrouver sur Facebook dans ma boutique Palaluna pour les laines et sur ravelry pour les patrons.

 

Qui vient ? Fils de Bobine et ses kits tricots


Nathalie revient au festival, elle nous parle de son parcours et de son procédé de création :

 
Je suis lotoise et je vis à Paris. Il y a quelques années j'ai créé une petite marque de vêtements  «la vie rêvée de Bobine Talon» que j'ai du mettre entre parenthèse en 2010.  Au même moment, j'ai découvert la teinture végétale qui m'ouvrait de nouvelles perspectives de création.

Apprendre un savoir faire artisanal très ancien allié à la connaissance des plantes colorantes promettait d'être passionnant.
J'ai tout de suite voulu en savoir plus sur le sujet en faisant plusieurs stages avec J Dufour et M  Garcia.

J'ai été convaincue par la teinture végétale, par la beauté des couleurs due à la richesse des nuances, mais aussi par le plaisir de teindre avec des plantes comme on cuisine un pot au feu.  

Faire des kits tricot était comme une évidence qui me permettrait de continuer à créer des modèles avec plus de liberté et moins de contraintes.


 
La teinture est toujours associée à un projet de tricot, je ne dissocie pas l'un de l'autre et l'idée peut partir indifféremment de l'un ou de l'autre.

Mes envies de tricot m'amène toujours vers des choses nouvelles que je ne maîtrise pas forcément.

Donc je tâtonne, je cherche pour trouver des solutions simples correspondant au résultat que je veux obtenir et pour que mes kits soient accessibles pour une tricoteuse non experte.

L'infini des possibilités en tricot me donne parfois le vertige et je dois réfréner mes envies pour choisir 1 projet. Il faut faire les bons choix de matières, de technique, de couleurs, de style...  souvent j'ai envie de faire plusieurs versions d'un même modèle...

 
Je choisis plutôt des fils fins et mes essais aux aiguilles n°2 sont souvent ceux que je préfère car la qualité du résultat est le plus important même si c'est un peu plus long. Plusieurs tricoteuses se sont lancées dans des kits d'écharpes et les ont finis, c'est la plus belle motivation pour moi.

J'ai un nouveau kit en préparation et j'espère qu'il sera bouclé pour juillet mais chut...

 
 ... et pour cette nouvelle édition, qu'elles sont tes attentes ?

En tant que visiteur ce que j'attends c'est de voir de belles choses, de me perdre dans la caverne d'Ali Baba, de découvrir des idées originales, de partager mes envies et faire des rencontres... en tant qu'exposant c'est plus difficile parce que je suis derrière mon stand et je profite beaucoup moins du festival... peut être ce que j'attends c'est qu'il y ai un public d'initiés avec qui partager et discuter...voir quelles sont leurs envies, susciter l'enthousiasme mais aussi rencontrer des éleveurs...et pourquoi pas trouver de nouvelles laines...
 
Si vous voulez découvrir mon site : c'est ici !
 
 

Qui vient ? Imelda pour Lamadelaine : fileuse, cardeuse, rêveuse ... et pas que !

Imelda, comment te présenterais-tu ?
C'est la seconde fois que je participe au festival du Lot et la Laine.
J'ai rencontré une équipe de belles personnes soucieuses de prendre soin de tous les exposants tout en assumant une organisation qui ne doit pas être simple.
J'ai aimé les voir prendre du plaisir et du temps pour venir à ma rencontre car pour moi, c'est avant tout une histoire de rencontre (sans S), d'échange et de partage.


Pour me présenter, je suis une personne qui aime transmettre, d'un caractère idéaliste.
J'ai passé la plus grande partie de ma vie à élever des ânes pour organiser de grandes randonnées d'une semaine (40 ânes et 12 lamas) dans le Parc régional du Haut Languedoc.
C'est grâce à mes lamas, il y a 20 ans que l'idée de transformer la fibre à fait son chemin.
J'aime prendre soin des animaux et suis soucieuse de travailler des toisons de producteurs locaux comme une marque de geste citoyen et éviter au mieux le consumérisme Outre-Atlantique !
Je participe aussi à des tontes dans des zoos pour récupérer des toisons et réalise la transformation de À à Z.

Je possède une cardeuse industrielle "CARDABELLA" avec laquelle je confectionne de merveilleuses nappes d'une grande finesse.
Cardeuse qui a été conçue dans les années 20 après la grande guerre où tout était mécanique
J'aime cette idée de faire vivre tous ces témoignages du passé et je m'emploie à donner certaines choses pour transmettre à d'autres ce que l'on m'a transmis.


Un élevage de lamas ce n'est pas courant, qu'est-ce qui t'avais attirée chez cet animal à l'époque ?
Toi qui travaille les toisons, quelles sont tes fibres préférées et pourquoi ?

Au départ, dans les années 1980, nous avions commencé avec des ânes et avons voulu nous orienter de plus en plus vers tous les animaux de bâts : mules, lamas,
Ils portent les bagages ainsi que les tout petits enfants et accompagnent tout en gentillesse les randonneurs pour un long périple.
Notre association balladanes était pionnière en ce domaine.

Ma fibre préférée est la wensleydale parce que j'adore les longues mèches frisées avec lesquelles je réalise des écheveaux fantaisies et des amalgames dans mes pièces feutrées. La texture des fibres est très importante à mes yeux. Je n'aime pas trop les rubans déjà trop cardés qui me paraissent dénués de toutes traces de vie.

Sur quel(s) rouet(s) travailles-tu ? Travailles-tu également sur la teinture pour confectionner tes nappes ?
Je file sur 3 rouets très différents : un catusse, un majacraft et un louet
Trois rouets à tension différentes pour un filage jamais identique.
Si je pratique, à titre personnel, la teinture végétale pour certaines de mes fibres; je suis très attirée par l'idée d'organiser un atelier mais cela demande un travail fou et passionné qui me prendrait trop de temps. Je me contente donc de rester en contact avec certaines teinturières, devenues amies et admire leur travail. Parmi elles, je citerais Eléonore Moine dont j'admire la ténacité.


As-tu trouvé ton style, ton empreinte ou as-tu la sensation que ton travail est en évolution permanente ?
Je file et tisse depuis déjà plus de 20 ans, donc oui l'évolution est permanente. Je fais en sorte de ne jamais m'attacher (dans un premier temps) à la technique mais découvrir par moi-même en flirtant d'une passion à l'autre pour "lâcher prise et innover" et puis lorsque le besoin se fait sentir pour évoluer un peu plus, j'aborde les choses d'une façon plus technique, plus pragmatique mais sans en faire une obligation. Je suis trop lunaire et souvent dans le débordement, j'aurai l'impression de me figer, de m'entraver si je faisais de la technique une priorité.

Lorsque j'ai retrouvé en 2006 mon amie d'enfance Laurence des Laines Zinzin, elle a été mon inspiratrice pour les nappes et filage fantaisies ainsi que les teintures aux couleurs très marquées.
A cette époque, nous étions très peu nombreuses à pratiquer le filage et tissage fantaisie.
Ma passion m'emporte vers divers chemins comme un entrecroisement de liens que je rassemble selon mon humeur du moment. Je pratique désormais la teinture indigo et la technique du shibori et du batik sans laisser de côté ma passion pour le feutre et l'éco-print.
Mon plus grand plaisir étant de transmettre, j'organise des cours et stages dans mes Cévennes, à côté de Pézenas.


Cette année, sur ton stand que pourrons-nous découvrir ?
Des fibres en nappes réalisées par ma cardeuse Cardabella, une collection (et ça, c'est nouveau) de bijoux feutrés ainsi que des coussins fantaisies, écharpes etc... et tout autre textile teinté et dessiné par mes soins avec quelques incontournables écheveaux fantaisies.

Si tu ne pouvais plus travailler qu'une couleur et qu'une matière, que choisirais-tu ?
Le coton mélangé au lin et l'indigo.

Où peut-on découvrir ton travail et acquérir tes créations si on a pas la chance de pouvoir venir te découvrir au festival, cet été ?
Pour l'instant, on peut, grâce au lien sur la page de mon site lamadelaine.fr retrouver une petite partie de mes créations avec la possibilité de les acquérir grâce à ma boutique sur a little market.
Et pour me rendre visite il suffit de me téléphoner au 0631431708 ou bien de m'écrire ici : lamadelaine@yahoo.fr


Qui vient ? Un nouveau petit écureuil : Squirrel's Yarns !


Avec Squirrel's yarns tu nous proposes des fils teints par tes soins . Comment es-tu venue à la teinture ?
Quand j'ai découvert Ravelry fin 2011, je faisais un peu de crochet mais je ne savais même pas tricoter ! Et de fil en aiguille, grâce à tous les échanges qui ont lieux sur les forums, j'en suis venue au tricot puis au filage et à la teinture.

Pourquoi utiliser des colorants écologiques ?
Mon père tenant un magasin de produits biologiques depuis plus de 35 ans, je suis née dans une famille pour laquelle la question de l'environnement est très importante. C'est donc normal pour moi d'essayer d'avoir le moins d'impact possible sur la planète. J'envisage d'ailleurs d'avoir des bases écologiques et locales dans le futur, peut-être seront-elles lancées au festival...

Comment sélectionnes-tu les matières que tu travailles ,  lesquelles préfères-tu ?
Je choisis les matières en fonction de leur douceur, et je préfère limiter le synthétique au minimum. Je suis assez sensible aux laines qui grattent, donc il y a peu de chance de trouver de la laine rustique chez moi. J'aime les bases un peu précieuses, avec de la soie ou du cachemire...


Quelles sont les couleurs qui t'inspirent le plus , où trouves-tu l'inspiration ?
Le bleu ! Mais c'est promis, je vais faire un effort pour travailler d'autres couleurs ;-)
Mon inspiration vient principalement de la nature, des fleurs, des arbres, des minéraux...

Qu'est-ce qui t'a décidée à créer Squirrel's yarns ? Pourquoi ce nom ?
J'ai assisté à la naissance des (Vi)laines il y a un peu plus de 2 ans, j'aime beaucoup les laines de Marion, puis j'ai découvert d'autres laines teintes à la main, et au fil du temps, l'idée de créer ma propre gamme de laines a germé. Mon travail actuel ne me convenant pas à 100% (pas assez créatif), je me suis décidée à donner vie à mon projet.


L'écureuil est un peu mon totem, c'est mon animal préféré depuis toute petite, j'en ai une petite collection (pas des vrais, hein ! ;-) ), donc c'est assez naturellement que m'est venu le nom de Squirrel's Yarns.

Que nous proposeras-tu au festival du Lot et la Laine 2015 ?
Il y aura bien sûr les bases et les coloris actuels, des gradients, certainement aussi de nouvelles bases et couleurs, et qui sait, peut-être quelques fibres pour les fileuses... ;-)



Où peut-on découvrir tes merveilleux  écheveaux en attendant cet été ?
Je fais une mise à jour chaque début de mois dans ma boutique Etsy : www.thesquirrelsyarns.etsy.com
Je prends aussi les commandes personnalisées, vous pouvez trouver les coloris disponibles dans la galerie Flickr : www.flickr.com/photos/squirrels-yarns/
... Et vous pouvez nous rejoindre sur le groupe Ravelry : http://www.ravelry.com/groups/squirrels-yarns