mercredi 24 juillet 2013

MERCI à TOUS pour cette belle FETE !!!

Que de moments forts et de belles rencontres pour ce week-end du 13 et 14 juillet !



Retrouvez d'autres photos sur la page Facebook du festival.

Voici un article paru dans le "Petit Journal" : journal hebdomadaire lotois


Même les moutons étaient parés pour la fête !!!



vendredi 12 juillet 2013

Le Lot et la Laine.... c'est (presque) parti !

A l'heure où nous vous adressons ses lignes, le festival commence à éclore pour de bon : arrivée des premiers exposants sur sites, derniers réglages, dernier stress de "qu'est-ce qu'on a bien pu oublier", derniers sacrifices aux divinités qui régissent le beau temps...

Merci et à demain, 
Anne, Myrtille et Maria 

Mouton ! mouton ! mouton ! 
 Que le soleil et la bonne humeur soient avec nous ;)

mercredi 10 juillet 2013

Navettes Cahors-Conduché-Cabrerets en place les 13-14 juillet

Comme promis, voici finalement les horaires et la capacité de la navette : 32 places

Amis cadurciens, Amis campeurs, il faut la prendre d’assaut ! (sinon, nous ne l’aurons plus en 2015…)

samedi et dimanche matin
9h : Cahors SNCF
9h35 : Conduché (gîte des 2 Vallées, arrêt TER-SNCF)
9h45 : Camping de Cabrerets
10h : Cuzals

retour du samedi :

18h Cuzals
18h15 Camping de Cabrerets
18h25 : Conduché
19h : Cahors

retour du dimanche

17h Cuzals
17h15 Camping de Cabrerets
17h25 : Conduché
18h : Cahors

Nous espérons que vous l’exploiterez au maximum ; le parking sera sans doute très chargé sur le site.

lundi 8 juillet 2013

Recommandations pour fortes chaleurs

Le début du mois de juillet est enfin à l'été, et les vacanciers sont aux anges. Néanmoins, la canicule peut être très dangereuse, autant pour les personnes âgées, que pour les tout petits, que pour l'adulte moyen en bonne santé ! En cas de forte chaleur, des précautions sont à prendre afin d'éviter des conséquences graves.

Le festival se tiendra dans un musée de plein air. De l'ombre, oui, mais pas partout, donc nous serons d'autant plus vulnérables !
Quelques recommandations :

1) S'hydrater !!! Toute la journée, sans attendre d'avoir soif. Sauf contre-indication médicale, buvez entre 1,5 et 2 L d'eau par jour.  Évitez toute consommation de boisson alcoolisée (y compris la bière et le vin).
Faites des repas légers et fractionnés.

2) Se protéger la peau contre le soleil : port de lunettes de soleil, casquette ou chapeau, s’asperger d’eau... sans oublier la crème solaire !

4) Attention à l'insolation : protégez la tête, avec une casquette ou un chapeau léger à bords larges.. sans oublier les vêtements, de préférence en coton, ample, de couleur claire.

3) Nous aurons une équipe de bénévoles qui seront disponibles pour veiller au bien être des exposants et visiteurs, ainsi qu'une équipe de secouristes. Cependant, nous vous demandons d'être vigilants : si vous même ne vous sentez pas bien, ou si vous constatez un malaise chez quelqu'un, faites-le nous savoir RAPIDEMENT.

http://www.sante.gouv.fr/recommandations-pour-les-personnes-a-risque-en-cas-de-fortes-chaleurs.html

Programme et plan du festival 2013



Et tous les autres... !

Nous avons fait, lorsque c'était possible, une présentation des exposants-éléveurs-professeurs du festival 2013... Mais des fois, souci de temps, ou pas la possibilité, pas d'interview ni de texte de présentation ! Alors, les voici...

Dominique Rouffart sera, avec Anne France Poillion, animatrice sur l'atelier de feutrage 'Frotti Frotta' ! Feutrière d'un grand talent, elle aura des merveilles feutrées en vente également...

Autre feutrière dont nous découvrons le travail, Merrilly Ellen, regardez par vous même !




Bente van Kleef et Eléonore Moine, nos deux super profs de filage pour les ateliers de filage débutant/intermédiaire !

Nico van de Velde, qui fait de bien belles choses avec la technique de feutre nuno. 




Imelda Guevara, fileuse, feutrière, tricoteuse, créatrice dans son atelier, Lamadelaine!

Une Mue, une feutrière avec un style très épuré et primitif surprenant...

Sans oublier, bien entendu, les organisatrices du festival !

Anne (katikolor) sur ravelry, qui n'a pas encore de boutique en ligne, mais qui fait des magnifiques teintures et fils filés à la main...
Myrtille, autrement connue sous le nom de SpinSpanSpun, qui est fileuse confirmée et rodée...
Et votre humble serviteur, Maria, a.k.a. faerie fiber, fileuse teinturière, grande bidouilleuse de la laine.




A très très très très bientôt !!!!



dimanche 7 juillet 2013

Suri de Grand Fouillèze

Suri de Grand Fouillèze est un élevage d'alpagas Suris fondé par Leah et Sam Duclaud en 2007 au cœur de la forêt de La Double, sur la commune d'Eygurande en Dordogne.



Leah, qu'est-ce qui t'a donné envie de fonder cet élevage et comment l'aventure a-t-elle commencé ?

Mon aventure avec les alpagas a débuté en 2003 en Angleterre par un petit troupeau de Huacayas, l’une des deux sous-espèces d’alpagas. J'étais à la recherche depuis un certain temps d'un animal avec lequel travailler. J'ai toujours adoré les animaux, malheureusement, une mauvaise opération chirurgicale du dos a noyé mon rêve de travailler dans le monde de l’élevage équin.

L'alpaga étant un animal de petite taille,  au caractère facile et doué d'une bonne capacité d'adaptation, il me semblait être le choix parfait. Après de nombreuses recherches sur Internet et grâce à la visite d'énormes élevages en Angleterre et d'un autre en France, j’ai fini par craquer et ai investi dans mes premiers alpagas.

Je venais en vacances en France depuis que j'étais enfant et ai toujours adoré la France, alors quand l'opportunité de s'y installer s'est présentée à la fin de l'année 2004, j'ai sauté sur l'occasion et ai fini par trouver une petite ferme idéale pour mes alpagas ainsi que mes autres animaux dans La Double, en Dordogne.

A la suite d'une erreur d'un élevage irlandais auquel j'avais acheté plusieurs alpagas, nous avons accueillis trois alpagas Suris au milieu de notre troupeau de soixante-dix Huacayas. C'est à ce moment-là que mon amour pour les alpagas Suris est né.

A l'occasion de stages que j'ai effectués en Angleterre, afin de devenir juge de concours d'alpagas, j'ai interrogé plusieurs juges et éleveurs spécialisés dans les Suris pour en apprendre le plus possible sur cet animal captivant. A mon retour en France, mon mari et moi avons décidé  de nous lancer exclusivement dans l'élevage de Suris. Depuis 2007, notre troupeau de Suris a bien grandi : nous avons gagné en nombre d'animaux mais aussi en qualité. L'élevage a fait ses preuves avec des prix aux concours de Suprême Champion à chaque fois que nous y avons présenté nos animaux.


Quelle est la particularité d'un élevage d'alpagas par rapport aux élevages plus classiques d'animaux à laine ? As-tu rencontré des difficultés particulières lors de la création de ton élevage ? Et qu'en est-il maintenant ?

Commencer un élevage d’alpagas, bien le mener et y prendre du plaisir est une chose assez simple, à condition d'avoir quelques connaissances concernant ces animaux et d'avoir surtout une grande envie d'apprendre. Comme avec n'importe quel animal, il faut s'occuper quotidiennement de leurs besoins : eau, herbe, foin en hiver ou lorsque l'herbe vient à manquer, vermifuge, tonte … L'alpaga est un animal rustique et peut vivre dehors toute l'année mais il a besoin d'un abri. De plus, c'est un animal qui vit en troupeau, il doit avoir au moins un autre alpaga pour lui tenir compagnie.

C'est malheureux, il y a des "éleveurs" qui ne se préoccupent pas du bien-être de leurs animaux et sont contents de les vendre en couple. C'est une catastrophe pour les alpagas car la femelle a un temps de gestation long qui va de onze mois et demi à douze mois : le mâle s'ennuie rapidement et devient agressif, soit envers nous (comme ce serait le cas avec un cheval, un taureau ou un bélier), soit envers la femelle, voire même envers leur petit lorsque celui-là est né. Je connais plusieurs cas où la femelle est morte très jeune à cause de l'enthousiasme du mâle et où le mâle a tué ses petits.

Comme dans beaucoup d'élevages, nous sommes obligés de garder les mâles séparés des femelles. Dans les petits élevages, la solution la plus courante est d'avoir recours à des mâles d'élevages plus importants pour saillir les femelles. Cela évite d'investir dans un reproducteur au bon capital génétique qui nécessiterait un pré dédié ainsi qu'un compagnon (un mâle castré).

On peut également profiter de ces animaux doux et curieux en ayant deux mâles de compagnie. C'est particulièrement intéressant pour ceux qui ne désirent pas faire de l'élevage mais qui ont envie de quelque chose d'autre qu'un âne pour grignoter leur pelouse. Cela peut aussi être intéressant pour quelqu'un qui aime filer et tricoter ou pour quelqu'un qui a des gîtes et qui souhaite montrer des animaux originaux aux visiteurs. De plus, les alpagas font d'excellents gardiens de troupeau pour les éleveurs de moutons ou de poules. Les alpagas protègent naturellement leur troupeau contre les renards, par exemple, et il est facile de les tondre en même temps que les moutons. Mais peu importe la raison pour laquelle on a des alpagas : si on sait bien s'en occuper, on peut tirer un énorme plaisir de leur compagnie.

Nous n'avons pas rencontré de difficulté particulière à  la création de l'élevage. Les alpagas sont très calmes, sans odeur, peu bruyants, à part leur cri d'alerte en cas de confrontation avec un renard ou un chien agressif : nous ne pouvions pas demander mieux ! En discutant avec des éleveurs de moutons dans les alentours de notre ferme, il m'a semblé que nous avons là un animal qui s'adapte très bien à son environnement. C'est très rare que nous ayons un animal malade. En plus, les alpagas mettent bas le matin et je n'ai été obligée d'assister une femelle lors de la mise au monde son petit qu'une seule fois en dix ans : le bébé était trop grand et la femelle trop fatiguée. 

Sur ton site, tu évoques la difficulté à nourrir des animaux originaires d'Amérique du Sud avec des végétaux européens, comme la luzerne, qui peuvent avoir une influence sur le poil. Peux-tu nous en dire un peu plus et comment fais-tu pour surmonter cette difficultés ?

Les alpagas ont besoin d'eau, d'herbe et de foin de temps en temps, comme je l'ai évoqué précédemment. Nous pouvons mettre jusqu'à vingt alpagas par hectare mais cela dépend de la qualité de l'herbe et des possibilités de rotations afin de laisser le pré se régénérer. Il est plus réaliste de compter douze alpagas à l'hectare, même s'ils mangent moins que d'autres animaux de même taille. En effet, les alpagas viennent du Chili ou du Pérou où l'herbe n'a pas la même valeur nutritionnelle que l'herbe que l'on trouve en France ; ils ont appris à se contenter de peu, c'est pourquoi nous devons faire attention à ce que nos animaux ne deviennent pas trop gros ou obèses en broutant l'herbe de nos pâturages.

Peux-tu nous décrire les différentes races d'alpagas et nous dire pourquoi tu as choisi de te concentrer sur l'une d'entre elles ?

Il y a deux types ou sous-espèces d'alpagas : le Huacaya et le Suri, tous deux descendants du Vigogne, un camélidé rare et protégé des Altiplanos andins. Physiquement, ces deux variétés sont très proches, quoique la tête du Suri soit un peu plus fine et que sa musculature soit un peu plus développée, notamment sur le dos, peut-être pour compenser la croissance particulière de son poil qui expose plus le dos de l'animal aux rudesses du climat.

Pour ma part, j'ai choisi de me spécialiser dans l'élevage des Suris car je les trouve plus espiègles, même à l'âge adulte, et d'un caractère plus marqué que les Huacayas. Leur laine est magnifique, je la trouve fascinante. Pour moi, il n'y a pas grand chose qui soit plus incroyable qu'un troupeau de Suris courant à travers champs ; leurs toisons bouge et brille, elle étincelle comme le soleil sur l'eau.




La laine de Suri est plutôt rare et méconnue en France. Quelle est sa particularité, que peut-on faire avec ?
Les laines de chacune de ces deux variétés d'alpagas sont très différentes l'une de l'autre. La laine du Huacaya pousse perpendiculaire à son corps, comme chez les moutons, c'est un poil qui ondule sur des fibres droites. Le Suri, en revanche, a une laine qui pousse parallèle à son corps et qui tombe vers le sol en mèches. C'est une laine de texture très lisse, soyeuse, et qui tourne sur sa longueur pour créer des torsades. Cette fibre a un lustre éblouissant grâce à sa structure unique, on le voit même alors que la laine est toujours sur le dos de l'alpaga ! En revanche, la laine de Suri n'a pas l'élasticité de celle de l'Huacaya, c'est pourquoi ces deux types de laines ont des usages plus spécifiques à l'une ou à l'autre. Toutes deux peuvent être cardées et filées puis mises en pelotes. La fibre de l'Huacaya est souvent utilisée pour tricoter des pulls, des écharpes ou des bonnets. La fibre issue du Suri, quant à elle, peut aussi être employée pour le tricot mais est souvent utilisée pour fabriquer des produits de luxe en laine peignée. Par exemple, Armani utilise souvent la laine de Suri pour ses costumes et autres vêtements ou accessoires de haute qualité.

Comment valorises-tu la production de ton élevage ? Que proposes-tu à la vente ?
En ce moment, en France, il y a entre trois et cinq concours d'alpagas tous les ans. Nous essayons de participer à un concours au moins par an, voire plus s'ils ne sont pas trop loin de la ferme. Depuis que nous avons des Suris, nous avons gagné le titre de Suprême Champion à chaque concours, un excepté. Je trouve que c'est une façon intéressante de se rendre compte de la qualité de son troupeau ainsi qu'une belle occasion de rencontrer d'autres éleveurs et d'échanger des idées ou des informations sur les différentes lignées d'alpagas et la façon d'améliorer la qualité de la laine grâce à un travail de sélection génétique.

L'élevage propose des étalons, des mâles de compagnie et gardiens de troupeau ainsi que des femelles gestantes ou avec leur petit. Je peux également sélectionner un petit groupe d'alpagas pour quelqu'un qui souhaiterait se lancer dans l'élevage.

Je vends aussi des toisons, des écharpes, des bonnets et des vêtements faits-main, et je peux prendre des commandes particulières si quelqu'un désire un article plus original ou personnalisé.

Pratiques-tu la vente directe à l'élevage, à l'occasion de salons, via internet ou bien revends-tu ta production à des intermédiaires ? Où peut-on trouver tes produits ?
Nous avons un site internet par l'intermédiaire duquel il est possible de nous contacter afin d'avoir de plus amples renseignements ou afin d'organiser une visite à l'élevage. Nous aimons partager notre passion pour ces merveilleux animaux. Il est donc possible de venir nous rendre visite pour découvrir l'élevage et choisir des toisons ou des vêtements et accessoires. Une page internet est également en construction sur notre site afin de proposer à la vente les toisons, pelotes et autres vêtements.

En outre, chaque année, je participe à la fête de la laine de Felletin, dans la Creuse, où je propose quelques toisons ainsi que d'autres produits issus de notre élevage. Je suis très contente d'être invitée cette année au festival du Lot et la Laine !



T'adresses-tu avant tout aux fileurs et tricoteurs ou bien cherches-tu à toucher un plus large public afin de lui faire découvrir l'alpaga en général et le Suri en particulier ?
C'est très important pour nous, éleveurs d'alpagas en France, de faire connaître la laine de nos animaux à un maximum de personnes, qu'elles filent, tricotent ou tissent. C'est une laine de très bonne qualité, très douce, soyeuse, légère et hypoallergénique. C'est un vrai plaisir de travailler cette matière. Les alpagas ont une vraie valeur en eux-mêmes mais il est important que nous n'oublions pas non plus la valeur de leur toison !

Que vas-tu nous proposer au festival du Lot et la Laine et quels sont tes souhaits pour ce festival ?


Vous pourrez rencontrer mes alpagas Suris pendant le festival, il sera possible de les observer à loisir et de les toucher. Je proposerai à la vente des toisons et des pelotes de laine issues de mes animaux et serai à votre disposition pour répondre à toutes vos questions concernant l'alpaga, sa laine et son entretien, si vous êtes curieux d'en apprendre un peu plus !

Yves Pierre Malbec et le Merinos du Causse

Alors là, on vous présente un VRAI aventurier de la laine, Pierre-Yves Malbec !
Nuit de neige, dormez couverts ! Yves Pierre vous propose ses couvertures tissées exclusivement avec la laine de ses moutons mérinos élevés sur le Causse,


Laine tondue et sélectionnée par lui-même, lavée écologiquement dans les eaux des torrents du Massif Central et enfin filée et tissée dans la plus ancienne manufacture lainière de France établie aux portes d’Avignon depuis 1808 sur les eaux de la Sorgue, dans la ville natale du poète René Char.

La laine mérinos se caractérise d’abord par son extrême finesse (de l’ordre de 19 à 21 microns) et sa résistance à l’étirement (de 5 à 6 kms au kilo !), ensuite par sa douceur et sa chaleur intrinsèque, ce qui procure à nos couvertures ce sentiment de bien-être et de chaleur naturelle et aux étoffes la légèreté, la souplesse et le moelleux.

Alors, si vous avez besoin ou envie d’une couverture 100% mérinos bio pour chez vous ou un de vos parent ou ami… pensez à soutenir ce projet familial et local !

Anne France Poillion : Une aventure naturelle complète

Présentation de Anne France Poillion, eleveuse, feutrière (elle propose des ateliers de feutrage pour enfants lors du festival)... 

"Je vis dans le Lot depuis bientôt 30 ans. J’y suis arrivé par l’intermédiaire de mes études universitaires, et j’ai été charmée par ce paysage lotois du Ségala si équilibré, entre douceur angevine et force du relief. J’ai donc décidé d’y vivre.Mon métier premier, qui le reste encore aujourd’hui, c’est l’animation nature. J’ai ainsi une longue pratique pédagogique avec les enfants et le grand public. 

Mon désir de vivre en pleine nature, avec la conscience de la planète à respecter et à préserver, m’a amené très tôt à un choix énergétique d’autonomie et de frugalité. Le projet de la ferme est venu ultérieurement, avec mon ex-compagnon ; bien que le premier métier que j’ai rêvé de faire, c’était bergère, et j’avais quatre ans ! 

L’idée de base tournait autour des châtaigniers et des plantes médicinales ; mais il fallait une production animale pour compléter l’ensemble, et fournir le compost nécessaire à l’équilibre des terres. Ainsi est progressivement née l’idée d’élever des brebis, pour leur viande et leur laine ; Rester à trouver LA race qui nous plairait, et qui serait adaptée au terroir de montagne du Ségala. C’est ainsi qu’au travers de nos recherches, nous avons découvert la Bizet, originaire du massif central. Je suis tombée sous le charme de cette brebis, élégante, au caractère bien trempé, à la viande délicieuse et parfumée, et surtout, à la laine de couleur bise intéressante à transformer et à valoriser.


Et l’aventure a débutée, il y a quatorze ans de cela. J’ai pu acquérir des terres autour de chez moi (et cela n’a pas été simple !), j’ai rencontré des éleveurs de Bizet et des transformateurs de leur laine (Longo maï), et mon premier troupeau est venu égayer mes vertes prairies naturelles.

Le troupeau se compose d’une cinquantaine de bêtes, tous âges confondus. Chaque année, la tonte fournit une soixantaine de kilos de laine, soit transformée en fil, soit en nappes cardées, soit en tissu de feutre. Ce qui permet la réalisation de vêtements, de chapeaux, d’accessoires, de bijoux, et de tout ce que l’imagination peut inventer !


La transformation se passe dans des filatures de l’Aveyron, de la Haute Loire et de la Creuse (auparavant en Dordogne) ; pour les nappes cardées, j’ai fait appel à « Entre mes Laines » de Yannick Bachelard. Pour le tissu de feutre, à Nicolas Poupinel. 


Des amies tricotent et crochètent le fil, je réalise les chapeaux au crochet, les objets en feutré main, et mon neveu les accessoires et vêtements cousus. Les talents s’allient pour valoriser au mieux cette très belle laine de Bizet.


En projet, je prévoie de teinter quelques écheveaux, dont une grande partie en teinture végétale. Ce qui donnera le petit peu de couleurs nécessaires à la mise en valeur de la teinte naturelle de la laine.

Je serai donc présente encore une fois au festival le Lot et la laine, avec quelques unes de mes bêtes (peut-être des mâles, aux si jolies cornes), avec mon stand bien sûr. J’animerai conjointement avec Dominique Rouffart, l’atelier « Frotti-frottas », qui s’adresse aux enfants accompagnés de leurs parents, pour la réalisation de petites marionnettes-doigts en feutre et tricotin. A très bientôt !"

Alpagas du Quercy

Nous adorons les animaux à laine, et nous avons l'immense plaisir d'accueillir Alpagas du Quercy au festival cette année. 
 
 
Voici une présentation par Patricia, éléveuse : 
 
"Nous sommes deux sur l'exploitation, avec une trentaine d'alpagas et une quinzaine de chèvres mini.
Cela fait 5 ans que nous sommes installées dans le Lot et que nous faisons l'élevage d'alpagas. Une amie éleveuse d'alpagas dans le Cher nous à fait connaître cet animal beau et paisible. Nous avons commencé avec 3 mères puis ayant pris le virus et trouvé des terres à acheter dans le Lot, nous nous sommes installées et avons racheté quelques femelles pour agrandir notre cheptel et commencer à faire reproduire.


La gestation est longue, 11,5 mois à 14 mois, et le petit "cria" qui naît toujours en pleine journée (entre 9h et 17h), est un moment de pur bonheur, quand vous découvrez le nouveau petit tant attendu!...La surprise est aussi celle de sa couleur qui ne changera pas avec l'age, pouvant aller du blanc, beige, marron, noir, gris, rosegrey...22 couleurs naturelles sont référencées. Les alpagas sont tondus 1 fois par an par un tondeur spécialisé. Cette année il vient le 15 et 16 mai pour la tonte qui est un moment difficile pour les animaux et pour nous...Ils sont allongés et entravés en extension pendant environ 20 à 30 minutes: le tondeur les tond puis coupe les ongles et enfin vérifie les dents et les rectifie s'il le faut! Ce n'est pas une partie de plaisir mais c'est indispensable pour eux car domestiqués depuis fort longtemps ils ne muent plus comme leurs cousins guanacos et vigognes restés sauvages.
 


Mais pour nous, la récompense c'est la toison ainsi récoltée qui pourra être nettoyée, puis filée, feutrée, tricotée, tissée...
A l'élevage nous vendons les toisons brutes, mais nous en nettoyons quelques unes pour pouvoir les envoyer en filature (en Belgique,Italie, Suisse...mais pas en France, car il n'existe pas encore de filature travaillant chaque toison de manière différenciée...un projet se concrétise dans le Nord de la France avec une Mini Mill...alors nous attendons).

Nos clients sont des particuliers qui nous achètent soit des alpagas pour la compagnie, le débroussaillage, l'entretien de leur terrain, et aussi pour les concours. Les toisons brutes sont vendues aux particuliers.

Un client, m'a parlé du festival il-y-a 2 ans, auquel je n'ai pas pu me rendre, et où je vais me rendre cette année. J'y vais pour me faire connaître et rencontrer des passionés(es) de la fibre et de sa transformation. Je pense amener 2 alpagas si le temps n'est pas trop chaud, et venir avec des toisons brutes et peut-être une peigneuse." 

Merci à Patricia pour ses réponses et à très bientôt !!

Astrante, designer française montante !

Bienvenue à Astrante, jeune designer tricot française !


Pourrais-tu présenter en quelques mots ta passion, pourquoi un nom de fleur des champs en pseudo ?
L'astrantia major est une fleur des sous-bois des montagnes de mon enfance. Elle est discrète, mais originale et surprenante quand on la regarde d'un peu plus près. C'est ma fleur préférée et je crois (j'espère !) qu'elle me correspond assez bien. Je voulais un pseudo qui représente davantage ma personnalité que mon activité, pour ne pas me restreindre au tricot.

Ma maman m'a transmis le goût pour les travaux manuels en tous genres et le plaisir de faire de jolies choses. J'ai touché à diverses activités et ma première passion fut pour le papier. C'est après la fin de mes études que j'ai essayé le tricot. J'ai appris en autodidacte, j'ai découvert les blogs, le magazine Knitty et c'étaient les débuts de Ravelry... j'ai plongé la tête la première et je ne veux plus sortir de l'eau !


Comment en es tu venue à la création de patrons?
Comme beaucoup d'autres créatrices, probablement : j'ai d'abord commencé par créer pour moi. J'ai toujours vu la création manuelle comme une opportunité de faire du sur-mesure. J'ai donc assez rapidement commencé à adapter et modifier les modèles que je tricotais pour mieux coller à mes envies, puis j'en suis finalement arrivée à créer sans modèle de base.

J'adore toutes les phases de ce type de création, des rêveries initiales où tout est possible jusqu'au moment où la chose imaginée prend forme, en passant par la conception technique et les calculs mathématiques. A un moment où mon travail offrait peu de stimulation intellectuelle et artistique, la création tricot est venue combler ce manque et j'ai commencé à me passionner pour l'architecture des objets tricotés. Et finalement, poussée par les copines, je me suis mise à rédiger les explications pour rendre mes créations accessibles aux autres.

Tes matériaux et techniques favoris?
J'aime les matières naturelles, avec un gros faible pour l'alpaga : j'adôôôre l'alpaga ! J'aime aussi beaucoup la malléabilité de la laine de mouton, la fluidité du lin et la douceur incroyable du cachemire... Le plaisir des matières joue un très grand rôle dans ma passion pour le tricot.

Mes techniques préférées ? Je crois que c'est sans aucun doute les rangs raccourcis. Ils ouvrent des possibilités infinies d'architecture en 3 dimensions qui me fascinent.

Je suis aussi une adepte de toutes les techniques et astuces qui facilitent la vie de tricoteuse : relever des mailles pour éviter une couture, jointure feutrée pour avoir moins de fils à rentrer, etc. C'est pour ça que je suis une grande consommatrice de marqueurs et que je me suis mise à en fabriquer. Parce que tant qu'à faire, les pense-bête doivent être aussi jolis que fonctionnels !

Y a t il des évolutions dans ton travail?


Je crois que oui. Il y a en tous cas une évolution dans ma démarche, qui est directement liée au contexte de mes premières créations. Elles ont en effet été encouragées par Aimee, propriétaire de la boutique l'Oisivethé, qui m'a "commandé" des modèles pour des fils de sa boutique (je la remercie vivement pour ce gros coup de pouce !). Je partais donc  du fil, imaginant ce qu'il pouvait devenir, avec une contrainte de métrage stricte. J'aime bien le challenge que cela représente, mais j'apprécie aussi la liberté de la démarche inverse : imaginer la création et lui trouver le fil adéquat.
Jusqu'à présent, je me suis plus intéressée aux formes et aux textures.
J'aimerais m'aventurer à explorer davantage la couleur.

De nouveaux projets ?
Oui ! Depuis quelques mois, je suis associée à la boutique Les Petits Points Parisiens  pour y donner des cours de tricot et de crochet. J'aimais beaucoup partager des vidéos explicatives sur mon site (on les trouve ici). Cette nouvelle aventure représente l'étape suivante. Malheureusement, mon blog en pâtit sérieusement, mais j'espère qu'une fois mes cours rodés je retrouverai le temps d'écrire à nouveau.

Quelles sont tes attentes de ce festival ?
J'aimerais faire connaître un peu plus mes créations aux françaises, car la grande majorité de mes clientes sont américaines. Et surtout, j'ai hâte de passer un weekend entre gens de la laine où les "muggles" seront en minorité ! Je le souhaite convivial, riche de rencontres et d'échanges.