lundi 25 avril 2011

Le voyage d'un poussin tricoté : chapitre 2.

Pour lire la partie 1, c'est par là !

Mais P'tit poussin, bien qu'il soit choyé et aimé, regrettait les douces laines et cotons, dans lesquels il avait été élevé, leur chaleur et leur douceur lui manquait.

Un jour, alors qu'il se prélassait, il entendit parler d'une fête qui se préparait dans une lointaine contrée, il tendit sa petite oreille doré... on racontait que cette festivité allait se dérouler dans un grand parc remplit de fleurs et d'herbes odorantes, qu'on allait y amener de jolis moutons et de tendres biquets, des ballots de soyeuses et moelleuses laines aux couleurs chatoyantes et étincelantes, que des Fées initieraient l'art de transformer du souple mérinos en étoffes tissées, et que d'autres enseigneraient l'art de la teinture faite avec des plantes colorées et certaines aussi l'art de filer la laine au rouet...

P'tit poussin tricoté était tout agité de cette nouvelle, lui aussi voulait y participer!

Mais comment y parvenir?



Histoire par Ambre Danicour
Poussin création de Citronnelle-eglantine

samedi 23 avril 2011

Le voyage d'un poussin tricoté : chapitre 1.

Premiere partie d'un voyage du pigeon poussin voyageur, par Ambre Danicour !

Par un beau matin fait de rayons dorés, P'tit poussin tricoté arriva après un long voyage!

Heureusement, la Fée qui l'avait confectionné avait eu la bonne idée d'adjoindre un goûter dans le sachet,

P'tit poussin tricoté était donc fatigué mais pas affamé, merci la Fée!

Et de plus, celle-ci s'était particulièrement appliqué à lui confectionné un bel habit fait de fil d'or qui brillait...

(La suite demain...!)





Histoire par Ambre Danicour
Poussin création de Citronnelle-eglantine

mercredi 20 avril 2011

Qui sera au Festival ? Clocv

Clocv habite en région parisienne mais elle est originaire du Périgord, pas très loin du Lot, région dans laquelle elle se rend très souvent : elle ne pouvait donc pas manquer de venir au Festival, le grand rendez-vous des tricoteuses, cet été !

Elle aime tricoter depuis toujours et consacre une grande partie de son temps, depuis qu'elle est à la retraite, à tricoter des vêtements miniatures : des vêtements de poupée qu'elle viendra présenter sur son stand. Elle confectionne des vêtements modernes pour les poupées de petites filles, mais également des vêtements dans un style rétro qui s'adressent aux collectionneuses de poupons anciens, comme elle. Elle proposera aussi ses chaussons colorés (pas pour les poupées, cette fois) ainsi que quelques accessoires de mode.

En attendant de la rencontrer, vous pouvez retrouver toutes ses créations dans sa boutique sur Alittlemarket.

Le Festival est à la Une du blog de KnitSprit !

l'article est ici :
http://knitspirit.net/2011/04/interview-myrtille-organisatrice-du-festival-le-lot-la-laine.html#more-2996

Commentez ! il y a cinq pass de 2 jours à gagner (on ne dira jamais assez que c'est toujours 6 euros de gagnés pour dépenser en laine!)

vendredi 15 avril 2011

Les Maco Mérinos de la Ferme de la Crotte

Aujourd'hui, Le Festival Le Lot et La Laine est heureux de vous présenter Manu Grancher et ses Maco Mérinos de la Ferme de la Crotte. Ils seront présents lors de ce festival pour vous faire découvrir cette espèce de mouton exceptionnelle.


Bonjour Manu.
Voulez-vous commencer par vous présenter, et présenter votre métier ?

Je m'appelle Emmanuel Grancher, je suis né le 21/05/70 à Rouen (76). Fils d'ouvriers, agricole (père) et d'usine (mère). J'ai eu une enfance heureuse dans une famille de trois enfants dont je suis l'aîné : une soeur un frère .
Je n'ai jamais aimé l'école ; je m'y suis ennuyé dès mes premières classes, et toujours ! . . ..Les fenêtres étaient mes seules amies pendant ce dur moment de ma vie !
A 15 ans, à la fin de la 3ème, n'en pouvant plus, mes parents non plus, les professeurs non plus, je suis enfin entré dans le monde du travail. J'ai signé mon premier contrat de travail en tant qu'apprenti agricole, polyculture élevage option vacher de remplacement, pour 2 ans. Une fois le diplôme obtenu, je suis allé travailler dans les Alpes de Hautes Provence comme berger, l'hiver chez un patron à Valensole et l'été dans la vallée de Maurin en Haute Ubaye .

Mais l'autonomie me démangeait. C'est alors que j'ai acheté mes premières 250 brebis, avec mes économies et un petit prêt de 70000 francs . . . .et en route pour la liberté ! Je suis
parti transhumer dans le Bas Vars l'hiver, et toujours l'été dans les Alpes ou le Vercors, la Savoie aussi ! En 1991, j'ai rencontré la mère de mes 3 enfants : Lucie 18 ans, Pierre 16 ans, Gilles 14,5 ans.

J'avais alors 250 brebis. Et puis très rapidement, (avide de reconnaissance ou alors to
ut juste passionné), aussi très naïf , (probablement encore un enfant), j'ai augmenté mon troupeau jusqu'à 750 brebis, en tant que berger itinérant ; l'hiver en caravane ou sous une bâche, l'été dans les estives loin de tout.

Malheureusement, en 1994, mon troupeau fut abattu pour soit disant cause de brucellose. Sans travail, sans argent, comme mutilé, j'ai quitté la France et suis allé tondre des moutons en Nouvelle Zélande, et ensuite dans plusieurs pays du monde, 12 au total . Ce fut une belle expérience. Mais papa de trois enfants, j'ai renoncé a cette vie qui me convenait tant, pour recommencer l'élevage des brebis : ma première passion. En 2000, j'ai trouvé une ferme dans les Alpes de Haute Provence où j'ai pu fixer ma famille. C'était "le bon compromis" : la ferme, les moutons et surtout la famille. Malheureusement, en 2002, la maman et moi nous sommes séparés ; j'ai obtenu la garde alternée des enfants et me suis consacré à leur éducation prioritairement, ainsi qu'à mon troupeau .


Qu'est-ce qui vous a le plus marqué de vos expériences à l'étranger ?

Une idée ne m'avait jamais quittée : reproduire ce que j'avais vu ailleurs lors de mes voyages concernant la tonte. En 2005, j'ai commencé la construction de la salle de tonte, puis en 2006 j'ai rencontré Corinne. En guise de voyage de noce, je l'ai emmenée en Australie et en Nouvelle
Zélande pour rechercher ces précieux reproducteurs qui pouvaient inverser les choses. J'ai toujours su qu'avec la génétique adéquate, nous pouvions produire un produit d'une qualité identique à celle de l'hémisphère sud. Après un âpre combat, nous avons ramené 10 brebis et 6 béliers de Nouvelle Zélande pour un montant total de 40000 €. J'ai fait un emprunt et tout restait à prouver. Depuis, beaucoup de chemin parcouru, et il reste encore beaucoup de chemin à parcourir... Et beaucoup d'ennemis aussi .



Parlez nous de votre exploitation actuelle et de vos fameux animaux.

Nous avons aujourdhui 1500 brebis mères, de race Maco Mérinos sur une surface de plus de 5000 ha, tout en location (c'est pourquoi nous ne serons jamais riches !). Maco Mérinos est une marque que j'ai déposée en 2008. J'ai créé cette race à partir d'une base de mérinos d'Arles, croisée avec du mérinos S.R.S. de Nouvelle Zélande. Elle est rustique, bonne mère et produit une laine de très haute qualité, inégalée en Europe. Nous sommes les seuls à produire cette qualité, et protégeons ainsi nos clients particuliers ou revendeurs, que ce soit pour les reproducteurs (trices) ou la laine. Elles produisent environs 5500 kg de laine à 19 microns de moyenne, donc très douce .
Nous vendons une grosse partie en suint à une entreprise de tissage, et un toute petite partie de cette laine est transformée par nous pour nos divers clients (es), sous divers produits, transformés en Italie ou en France. Aujourd'hui, l'Italie est capable de faire la meilleur qualité de travail, ne nous en déplaise. C'est ainsi .


Racontez-nous une année de votre travail d'exploitant agricole avec vos animaux, en fonction des saisons.

Nos saisons de travail sont toutes basées sur les rythmes de la nature. L'hiver, les brebis pâturent les collines. Elles sont tondues et agnellent en bergerie, ou dans les champs, au mois de avril mai. Ensuite, il faut préparer les stock fourragers pour l'hiver suivant, arroser les prés au mode gravitaire, transhumer, garder. A l'automne, les brebis de retour pâturent les champs alentours et les garrigues. Chaque jour est consacré aux brebis ou a leur laine.


Vous parlez d'agriculture "raisonnée". Quelles différences y a-t-il entre l'agriculture raisonnée et l'agriculture biologique ? Souhaitez-vous obtenir le label AB ?

Je ne suis pas interressé par le label bio car il ne représente rien de valable à mon goût, et ne sert qu'aux grandes distributions en particulier. Un produit bio est par exellence de proximité, correspondant à une éthique non commerciale. Nous produisons de la laine et de la viande sans pesticides, ni O.G.M. et de façon très naturelle. Les brebis sont 8 mois sur 12 dans les montagnes, dans les Alpes. Elles ne sont jamais traitées pour rien de façon systématique. Nous utilisons les mêmes produits que les agriculteurs ayant le label AB. Par contre, nous ne payons pas les contrôles (3000 € par an), et ne percevons pas le double d'aide à la production bio.
Qui est bio ? A mon avis, c'est cela l'agriculture raisonnée et durable. Ce n'est pas le consommateur moyen qui paye, à travers les taxes, le subventionnement alimentaire ou vestimentaire du "bobo ".


Si vous deviez soutenir un jeune porteur de projet dans l'élevage de moutons, quels seraient vos maîtres mots pour l'encourager à réussir ?

Il sera de toute façon riche, mais pas forcement d'argent. Il le sera d'opiniâtreté et de courage s'il veut réussir à s'installer. L'expérience viendra par la suite. Il aura, s'il s'installe hors cadre familial, une montagne de difficultés à abattre qui le dégoûteront ou le rendront fort, toujours plus fort ; ce qui peut aussi parfois mener à l'isolement .
Pour réussir, il faut, à mon avis, travailler dur, faire abstraction de soi lorsque les bêtes le demandent, ne pas les négliger car elles nous le rendent. Elles ne doivent pas souffrir à cause de nous.
Chercher à comprendre son environnement et s'y fondre en l'utilisant intelligemment ; Il ne faut pas "exploiter" la terre mais la cultiver, c'est pareil pour les bêtes .

Merci beaucoup pour ce témoignage très enrichissant, et très engagé. Le festival Le Lot et La Laine est très heureux de vous accueillir parmi ses exposants : votre travail mérite d'être connu, et reconnu !

Pour plus d'informations sur le travail de Manu et Corinne Grancher n'hésitez pas à vous rendre sur son site web

Manu et Corinne GRANCHER
Ferme de la Crotte
04200 NOYERS SUR JABRON
Tél : 04 92 62 08 11
Mob : 06 62 76 27 26
email : maco-merinosdujabron@orange.fr

samedi 9 avril 2011

It's gonna be.... wait for it... LEGENDARY!

(Quelque chose comme ça.)

Myrtille, Julienne, Anne et moi-même (Maria) sommes heureuses et fières d'annoncer que nous aurons une invitée d'honneur géniale à notre Festival Le Lot et La Laine.

Elle est jeune designer qui a le vent en poupe.
Ses modèles sont parmi les modèles les plus populaires du moment et ont permis à beaucoup de personnes réticentes jusque là de se lancer dans le tricot dentelle.

Je veux bien entendu parler de Ysolda Teague !

Si vous n'avez pas encore entendu parler d'elle, je vous conseille vivement de faire un tour sur son site personnel et baver un peu sur les modèles, les jolies photos et tout et tout.

A notre Festival, Ysolda signera son livre et - on ne pourrait rêver mieux - enseignera à 60 élèves chanceux ! Nous lancerons bientôt les inscriptions pour son atelier.

Si vous ne speakez pas english, n'ayez crainte - des traducteurs seront à votre service afin de vous assurer une bonne compréhension du matériel et une excellente expérience.

And now in english:

Myrtille, Julienne, Anne and myself (Maria) are pleased and proud to announce that we are going to have a great guest of honor at our Festival Le Lot et La Laine.

She is a young successful designer.
Her knitting patterns are among the most popular current patterns and have helped many lace resistant people get into knitting lace.

I am talking about Ysolda Teague!

If you have not heard of her, I urge you to take a look at her personal website and drool a bit at the pretty patterns, pretty pictures and everything.

At our festival, Ysolda will do a book-signing and - could anyone ask for more - hold a class for a total of 60 lucky students! Applications will go live soon.

If you are not an English speaker - first of all, why and how are you reading this? And second, do not worry - there will be translators to ensure a good learning experience.